10 juin 2021


Pour les villes, nous devons nous conformer aux normes et règlements.  Nous devons nous conformer au plan d’urbanisme et suivre les étapes impliquées.  Pour ce qui est des municipalités et arrondissements, aucune n’a les mêmes normes, règlements ou règles gérant les enseignes.  Cependant, plus les environnements sont âgés, plus les règles sont rigoureuses (exemples : Vieux-Montréal, vieux La Prairie, St-Sauveur, vieux Bromont, etc…)  En plus, comme beaucoup de projets d’enseignes sont gérés par des comités (Comité consultatif d’Urbanisme ou CCU), les règles sont plus ou moins rigides, ça dépend des humains les composants.   De plus, certaines parties des territoires sont gérées pas des PIIA (programme d’implantation et d’intégration architecturales), ceci ajoute à la complexité.  Donc, tant et aussi longtemps qu’on n’a pas le permis en main, impossible de savoir.  Nous avons développé une façon de faire chez Création Orange-Carotte qui demande au client de nous donner un dépôt aussitôt qu’il accepte un design.  Bien entendu, nous prenons des infos sur les villes et leur règle avant d’aller chercher un permis.

Nous voilà donc rendu à parler des villes et la façon d’obtenir un permis.  Oui c’est un processus désagréable et qui ne représente aucune valeur aux yeux de personne.  Mais c’est nécessaire afin de se conformer.  Demander un permis pour refaire une devanture, changer la couleur d’un bâtiment ou installer une ou plusieurs enseignes, c’est un processus qui peut être fastidieux ou correct, selon notre attitude et nos habitudes.

Les gens

Tout d’abord, je voulais parler des gens, car ce sont des personnes avec lesquels nous traitons.  C’est donc essentiel de comprendre que ces êtres humains. On leur saute d’humeurs, des bonnes et des mauvaises journées.  Il faut donc être agréable et de bon commerce, même si parfois cela nous ferait plaisir de leur faire une scène, ça ne nous avancerait pas.  Il faut se rappeler que ces êtres humains ont comme employeur une municipalité, ils travailler pour un organisme public, ils ont comme tâche d’appliquer le règlement, qu’il soit bête et méchant ou pas, ce n’est pas important. 

Ils ont cependant une certaine liberté à appliquer ce règlement, d’autres prennent leur fierté à appliquer à la lettre, ces mêmes règlements.  C’est l’interprétation de ces règlements, ou la compréhension qu’il en ont, versus celle que vous en avez qu’il faut en discuter.  Veux mieux avoir une bonne relation avec eux pour leur faire voir la version que vous avec de cette interprétation. 

J’aimerais ici vous donner un exemple.  J’ai eu des contacts avec une ville de la rive-sud.  La personne avec laquelle j’avais des contacts était sans émotions, ne se mettait pas du tout à notre place.  Lorsqu’on lui demandait quoi que ce soit, elle répondait : je ne sais pas, cherchez! Sans blague! Mais lorsque j’ai cherché quelques informations sur cette personne : j’ai appris qu’elle venait de perdre son fils de 9 ans… ils ou elles ne sont pas tous comme cela, mais si on cherche à se mettre à leur place, on va peut-être trouver ces choses.

Les règlements :

Les urbanistes, ce sont des gens qui appliquent le règlement.  Point.  Certains ne se posent pas la question à savoir si le règlement est bon ou mauvais, ils l’appliquent à la lettre.  Certains autres interprètent ces mêmes règlements, généralement, ceux-ci sont souvent dans des postes de contrôle. Ils ont été promus.  Ces règlements ont été écris par des gens, édité par d’autres, et révisé par des tiers, et appliqués par d’autres.  Ce sont une multitude de personnes qui sont impliqué dans la rédaction des règlements de la ville.  Il ne faut pas chercher leur bien fondé, il faut juste les appliquer, et voir comment nous pouvons les interpréter.  En général, nous cherchons toujours à évaluer la grandeur du terrain de jeux.

Un petit exemple que j’ai vécu : il y a quelques années, j’avais un projet d’enseigne.  La ville appréciait notre design mais nous mettait des bâtons dans les roues sur les surfaces d’affichage réelles vs exigé.  Nous avons pris une autre direction : nous avons encerclé les surfaces d’affichage réelle, et avons encerclés les surfaces d’information directionnelle, en indiquant lesquelles était quoi.  Quand nous avons présenté ce dessin : la directrice a simplement répondu : ‘’en effet, ces surfaces sont des directionnelle’’. La morale de cette histoire est que si nous présentons convenablement nos projets, nous réussirons.  Nous avons cependant à faire nos devoirs au préalable. 

Notre personnel et les villes. 

Avoir des relations avec les villes, ça prend du doigté.  C’est la clé.  Si nous pétons un plomb a toutes les fois qu’une ville nous dit non, hé bien on n’a pas fini de péter des plombs.  Il faut simplement se mettre dans leur peau, de quelle façon je dois présenter mon projet afin qu’il ou elle aille envie de l’approuver? Si un fonctionnaire veut bien approuver un projet, quel qu’en soit la raison, nous venons de faire monter nos chances grandement, il faut trouver, la personne, le bon règlement, et la bonne façon, et le bon timing.  On a déjà parlé de la personne, du règlement de la façon. Maintenant, le bon timing.  Si nous avons besoin d’avoir notre permis pour la fin avril, la procédure est : on dépose, le dossier est examiné, et passe au CCU (comité consultatif d’urbanisme) et ensuite est accepté par le conseil municipal.  Tout ceci prend du temps.  Il faut compter plus de 2 mois pour passer toutes ces étapes.

L’examen du dossier après le dépôt prends au moins 2 semaines. Ensuite c’est présenté au CCU, ces comités se rassemble un fois le mois et ensuite c’est au Conseil municipal que c’est présenté.  J’ai déjà vu des dossiers prendre près de 8 mois pour toutes les raisons imaginables, il faut être prêt. Et même là, on n’est pas toujours à l’abris du ‘’redtape’’

Nous en reparlerons une autre fois.